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Chercher la vérité.

J'ai marché les pieds nus sur la réalité
La douleur comme lien pour ne pas chavirer.
J'ai attendu longtemps que quelque chose se passe,
Les pensées en suspend dans un lointain espace.

Puis j'ai posé le temps près de moi sur un banc
Je lui ai demandé d'arrêter un moment
Le mouvement sans fin de son éternité
Pour ce couple magique : Sincère sérénité.

Soudain j'ai découvert allongé à mes pieds
Un ciel superbe et lisse de lumières étoilé.
L'horizon filigrane n'existait déjà plus
Et la mer déroulait ses flots noirs au-dessus.

J'étais entre deux mondes figés devant mes yeux.
L'horizon comme un fil, un miroir double face
Séparant, unissant l' Univers silencieux
Où personne à part moi ne pouvait prendre place.

Alors je me souviens, j'ai crié son prénom
Car cet ultime appel était ma solution.
J'ai juste besoin d' Elle et tout le reste est faux.
Sur le ciel, sous la mer, je n'ai pas eu d'écho.

Les remords, les regrets, les tranchantes hypothèses,
Les doutes et les mensonges, les espoirs, les malaises,
La recherche profonde de simple vérité,
Le sentiment mortel d'avoir été trompé,

Les paroles blessantes, les paroles apaisantes,
Les paroles calculées, les paroles provocantes,
Tous les sons, les images s'en vinrent à la parade.
Et lorsqu'il furent enfin réunis au complet
La fanfare sentiments guida le défilé
Qui s'ordonna enfin dans mon cerveau malade.

Alors j'oublie les mots, le passé, les histoires,
J'enterre ma volonté pour qu'elle m'aime à nouveau,
Je libère le temps, je me lève, il est tard.
La mer reprend sa place, le ciel monte là haut.

Je rentre les pieds nus m'allonger auprès d'elle
Espérant qu'un bon ange ait touché de ses ailes
Ses rêves agités d'aveux ou de souhaits
Transmettant à son cœur tous mes désirs de paix.

Ma soif de petits gestes, de simples attentions
Dont le manque a construit les murs de ma prison
Où je me sens bien plus au service des miens
Que libre de construire un avenir serein.

Alors je me souviens, j'ai murmuré son nom
En un ultime appel, ma seule solution.
J'ai juste besoin d' Elle et tout le reste est faux.
Sous le ciel de son lit, je n'ai pas eu d'écho.

Est-ce de l'érosion, l'usure du sentiment ?
Est-ce la vie, les autres, pour qui elle donne tant ?
Quelle est la déraison qui nourrit la distance ?
Comme un autre limon qui ne vient pas de moi ?

Nos souvenirs s'éloignent sans qu'elle en ait conscience ?
Je cherche le pourquoi, je ne le trouve pas.
A lire ces quelques phrases elle dirait sûrement :
" Il n'y a rien à trouver, et là tu perds ton temps ".

J'aimerais tant. J'aimerais tant, qu'elle ait raison.
Mais l' Amour s'amenuise, doucement. Doucement.
Et même si je me trompe sur quelques éléments
Je ne peux oublier toutes mes sensations.

A tourner, retourner, et quelque soit le sens
Il y aura toujours un reste de souffrance,
Et la seule certitude qui me reste aujourd'hui
C'est qu'elle est seule, unique, la seule femme de ma vie
Que je peux tout comprendre mais qu'il faudrait parler
Et que je me détruis à vouloir commencer.

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© Dominique Vastra 2002